demain je déménage
là où les heures ne brûlent pas comme le goudron
la gorge d’un non-tatar,
où on peut insérer des pauses publicitaires
entre les secondes.
là d’où je puis me regarder
sans loucher.
j’aurai l’âme convenablement placée
ni trop haut ni trop loin
des côtes
les manches retroussées
je ferai les poches de mes fantômes